Mercredi 20 mai 2009

FORUM EUROPÉEN DES JEUNES

 

Les Jeunes Européens - Rouen organisent un Forum qui invite les jeunes de l’ensemble des partis politiques locaux : Jeunes Communistes (PCF), Jeunes du NPA (NPA), Jeunes Verts (Verts), Mouvement des Jeunes Socialistes (PS), Jeunes Démocrates (MoDem), Jeunes Radicaux (Parti Radical), Jeunes Populaires (UMP), Debout les Jeunes (Debout la République) et Front National Jeunes (FN).

 

Cette rencontre se tiendra le mercredi 3 juin prochain, de 17h30 à 20h30, au Café de l’Époque (43 rue Armand Carrel), à Rouen (possibilité de dîner sur place).

 

Dans un premier temps, nous aborderons le cadre général de la campagne parlementaire européenne, la forme qu’elle prend dans le débat public, dans les médias, dans les partis politiques et les associations …

La seconde partie sera le temps d’échanges sur les enjeux du scrutin. Chacun se positionnera selon sa vision de ce que sont les priorités de l’Union Européenne, puis nous aborderons trois thématiques qui seront choisies par les participants parmi les suivantes :

 

 

Toutes ces questions ont été traitées lors des dîner-débats des Jeunes Européens - Rouen depuis 2003 ; six de ces thématiques ont fait l’objet de prises de position par les Jeunes Européens - France, entre 2005 et 2009.

 

Si vous ne vous sentez pas assez informés sur ces questions, c’est l’occasion d’entendre les positions des uns et des autres et d’exprimer les vôtres. Nous incitons ainsi à aller voter le 7 juin, en rappelant que ceux qui n’iront pas voter ne seront pas crédibles s’ils se plaignent de l’Europe a posteriori !

 

Cette rencontre sera animée par Stéphane-Emmanuel RAYNAUD de FITTE, Président des JE-Rouen.

 

Pour tout renseignement, vous pouvez nous adresser un courriel ou nous joindre directement au 06 67 26 64 12.

 

 

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Mercredi 20 mai 2009

 

FORUM INTERASSOCIATIF ET CONFÉRENCE :: L'UNIVERSITÉ EN DANGER ?

 

Dans le contexte actuellement difficile de la situation de l’enseignement supérieur et de la Recherche en France, les Jeunes Européens - Rouen vous invitent à participer au Forum interassociatif qu’ils organisent le mercredi 27 mai prochain, de 18h00 à 20h30 à la Faculté de Droit de l’Université de Rouen (Amphi B150), autour du sort de l’Université française et du Processus de Bologne.

 

Ce Forum sera animé avec l’UNEF, l’UNI, FAC VERTE, la FEDER, les EMF et l’UEC et ouvrira la conférence qui se déroulera immédiatement à son issue en en posant l’approche.

 

Interviendront lors de la conférence plusieurs personnalités politiques, syndicales et universitaires locales (toutes non candidates au scrutin parlementaire européen du 7 juin).

 

Les débats seront conduits par Stéphane-Emmanuel RAYNAUD de FITTE, Président des JE-Rouen et Olivier LEGRIS, Vice-président des JE-Rouen.

 

La soirée se poursuivra par une soirée chez Steve et Anne-Marie au WebCafé (cybercafé anglophone), rue du Général Leclerc, à Rouen (possibilité de dîner).

 

Cette rencontre est publique.

 

Pour tout renseignement, vous pouvez nous adresser un courriel ou nous joindre directement au 06 67 26 64 12.

 


 

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Vendredi 15 mai 2009
Par JE-Rouen
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Vendredi 15 mai 2009
Je connais un peu le travail de Jean-Paul GAUZÈS, car celui-ci est le deuxième membre d’honneur désigné en 2006 par les JE-Rouen, après François ZIMERAY.

J’ai choisi de rendre compte de notre entretien du 15 mai dernier sur les questions de la forme qu’avait prise la campagne électorale, du bilan de la Présidence française, de l’actualité du projet HADOPI, des enjeux institutionnels de l’Union européenne dans son visage actuel et du modèle social européen. Ce ne furent pas les seules questions traitées (Turquie, nucléaire …), mais elles me semblent répondre aux enjeux majeurs du scrutin de 7 juin prochain.

Jean-Paul GAUZÈS commence par nous dire qu’en fait d’absence de la campagne européenne dans les médias, ceux-ci semblent ne s’intéresser justement qu’à l’absence de campagne … sans évoquer justement les enjeux de cette campagne. Pour ma part, j’appellerai ce genre d’attitude « jouer à la roulette russe avec un barillet plein » …

Nous pouvons nous apercevoir, effectivement, que le terrain de la campagne est celui que nous occupons justement ici, à savoir la blogosphère. C’est sur Internet que la campagne se tient, sur les blocs sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter … que cela plaise ou non, qu’on l’accepte ou non. Il est d’ailleurs assez dramatique de considérer que certaines personnalités locales du militantisme européen refusent de l’admettre et refusent de rejoindre ce terrain-là. Peut-être une différence de génération, sans doute un manque de lucidité.

De lucidité, Jean-Paul GAUZÈS ne manque pas ! Je ferai de lui le portrait d’un très bon élève, assidu, rationnel, pragmatique et lucide. Et comme me l’a rappelé quelque un récemment, la lucidité est la blessure la plus proche du soleil. Rappelons que Jean-Paul GAUZÈS , Député sortant, a été l’auteur de 11 rapports en cinq ans et il n’y a aucun doute à avoir, il connaît son sujet à fond ! Il estime que, sur la valeur de test du scrutin parlementaire européen du 7 juin prochain, la campagne demeure une campagne européenne. Il cite cependant son mentor, Antoine RUFENACHT, ancien ministre, ancien Président de la Région Haute-Normandie et Maire du Havre depuis 1995 : « Chaque élection prépare la suivante ».

Jean-Paul GAUZÈS évoque le bilan, globalement positif, de la PFCUE (Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne), qui s’est déroulée de juillet à décembre 2008, comme chacun sait (n’est-ce pas !?). Il évoque en particulier la gestion de la guerre au Caucase, et les éléments de réponse à la crise, quoique insuffisants par rapports aux efforts étasuniens de l’administration Obama.

Jean-Paul GAUZÈS a raison de valoriser le travail qui a été mené par Jean-Pierre JOUYET. Ce fut un peu « sa » présidence. Tous les parlementaires ont reconnu la qualité sans précédent du Ministre en charge des affaires européennes dans le pays présidant le CUE. Hommage rendu sous la forme d’une standing ovation peu avant la fin de la PFCUE.

HADOPI

Concernant le projet HADOPI, le candidat de la liste UMP évoque le fait que le Parlement français, en votant ce projet, n’a pas pris en compte la décision du Parlement Européen, qui s’y est opposé. Or, il est bon de rappeler que le Droit communautaire prévaut sur le Droit national. Il s’agit là du « paquet Télécom » et le Député sortant rappelle le retrait du groupe ALDE du jour au lendemain sur cette question. Le compromis sur la coupure de connexion Internet porte sur la décision judiciaire obligatoire. « HADOPI entre maintenant en phase de conciliation » entre le Conseil des Ministres et le Parlement Européen, dans le cadre de la codécision, explique-t-il.

De la Présidence de la Commission Européenne par M. BARROSO, de l’importance des groupes parlementaires dans un scrutin proportionnel et du modèle social européen

Jean-Paul GAUZÈS nous a expliqué, avec une lucidité implacable, la médiocrité de la présidence Barroso, qui a choisi de mener des alliances tactiques avec les petits États membres de l’Union plutôt que la recherche de l’intérêt général. Cela sera d’ailleurs renforcé par le Traité de Lisbonne, lequel prévoit de passer de 27 sièges à 18. On peut aisément considérer que, vu qu’il n’y a pour l’heure pas d’autre candidat (le PSE essaierait bien de faire valoir la candidature de M. RASMUSSEN, mais sachant qu’il n’est guère en position de force, l’attitude risque fort d’être celle d’un statu quo).
Or, il faut considérer deux choses :
Primo, chaque État dispose d’une personnalité juridique morale et, de ce fait, sa non représentation au sein de la Commission Européenne pose un problème moral évident.
Deuzio, les petits États sont, pour la plupart, ceux qui sont issus de feue l’Union Soviétique, soit des États qui ne s’engagent pas dans une intégration européenne franche et sans réserve dans l’ensemble des champs de compétence. Leur réticence s’illustre notamment par ces deux exemples : la relation de ces pays avec l’OTAN, en son sein, et la récente crise politique tchèque, à mi-mandat de la présidence du Conseil de l’Union Européenne par la République tchèque.
Dans la stratégie de M. BARROSO, ce seront les petits États qui continueront d’être mieux représentés que les grands.

Enfin, à celles et ceux qui ont pu, déjà (et à celles et ceux qui pourraient encore le faire), me répondre qu’il est quasiment impossible de travailler efficacement à vingt-sept, je réponds ceci : les conseils des ministres de plusieurs États, les Conseils d’administration de nombre de grandes entreprises, ou encore les organes dirigeants de moult associations (comme le Mouvement Européen - France) comptent plus de vingt-sept sièges ! Les Jeunes Européens - France ont un Conseil d’administration constitué de trente-cinq administrateurs titulaires (plus autant de suppléants). Est-ce à dire que ces organismes fonctionnent de façon inefficace !? Chacun jugera selon son humeur ou sa vision …

Il faut aussi considérer que ce ne sont pas les délégations nationales qui comptent au Parlement Européen, mais les groupes des partis politiques. Les eurodéputés français ne pèsent pas en tant que tels, mais au sein des groupes politiques dans lesquels ils siègent, lesquels groupes sont constitués d’eurodéputés de plusieurs pays. Nous ne sommes pas dans un système qui confronte majorité et opposition, mais dans un système basé sur un scrutin intégralement proportionnel, ce qui appelle à des sortes de coalition entre les groupes politiques. Chaque Député porte sa voix, teintée de sa tendance politique. C’est d’ailleurs bien pour cette raison que Jean-Paul GAUZÈS souligne qu’il est inutile de n’appartenir à aucun groupe parlementaire. Cela ne sert absolument à rien.

« La Présidence Barroso a clairement manqué de dynamisme », rappelle-t-il, sans complaisance, avant d’expliquer que, selon lui, les causes de la crise que nous traversons aujourd’hui sont essentiellement “le goût immodéré pour l’argent de nombre de traders dont les dirigeants des Banques ne savaient pas réellement ce qu’ils faisaient et à qui il était dit qu’il n’y avait pas de produits vicieux chez eux, la non régulation des marchés …“, bref, plutôt une crise économico-financière qu’une évolution idéologique.
En cela, il se distingue de Corinne LEPAGE qui nous confiait dans notre précédent entretien croire en une crise systémique, comme elle l’explique dans son dernier livre. « Il existe un modèle social européen », nous révèle Jean-Paul GAUZÈS , « basé sur les amortisseurs sociaux que sont notamment l’assurance-chômage, l’assurance-maladie, … et qui sont le fruit des apports idéologiques de l’Histoire ».

Sur la question institutionnelle, Jean-Paul GAUZÈS nous dit encore, en substance, que le modèle ne changera pas, du moins au terme de la prochaine législature. « Les tentatives fédéralistes du passé n’ont plus de poids ; nous restons dans un modèle assez largement intergouvernemental ».

Ce qui, vous vous en doutez bien, ne peut que motiver davantage les militants fédéralistes que nous sommes !



Stéphane-Emmanuel RAYNAUD de FITTE
pour la Rédaction des JE-Rouen

Retrouvez aussi cet article sur le blog européen de Paris-Normandie
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Samedi 9 mai 2009
To give people control over their own lives and to give the word democracy a meaning, fundamental changes are needed. Recognition of the rights of the individual, as stated in the United Nations Declaration of Human Rights and the European Convention of Human Rights, is a necessary condition for a just society.


The federalist principle is that all decisions in society shall not be made on a higher level than necessary. Each individual has the right to exercise maximum influence over all matters which concern him/her, limited necessarily by the rights of other individuals. The power structure of society must be such that the authority to deal with a problem lies where the problem arises or naturally belongs. Principles of democracy must be introduced at all levels: at the place of work; in residential communities; in educational institutions.

What can be achieved by federalism?


To allow federalism to be effective, institutions must exist at every level with sufficient powers to permit and implement the necessary policies for the good of the individual and the community as a whole. Problems present themselves at local, regional, European and world levels.

1. At the lower level

As much decentralisation as possible within federalist principles is important in order to overcome the problem created by the present political and economic structure of centralised nation states, namely:

  • large, centralised and remote bureaucracies, leading to the alienation of their citizens and to less participation in the decision-making process;
  • cultural, political and economic suppression of different minorities by the ruling majority;
  • division of natural minority entities by nation state borders, thus creating strong tensions;
  • standardisation of culture through methods such as the centralisation of the media at national level;
  • suppression of local diversity and civic vitality;
  • a bias in the economic structure towards a national approach that stifles regional development and consequently gives rise to a tendency for economic activity to concentrate in certain areas.


A federal Europe should be based on coordinate and independent levels of government, for example: district, city, region, nation, transregional area, Europe. The nation state should be incorporated in a federal structure as well, in order to let the cities and regions be coordinate but independent with the national and European level.

A federal Europe based on autonomous entities gives an answer to the above mentioned problems. Even those policies that have to be decided on a higher level should if feasible be administered at a lower level. In order to achieve this a substantial measure of devolution will be required to restore the balance that has been eroded during the development of the centralised nation state. It is important that regional divisions in Europe take account of both cultural aspirations and economic realities.

In the framework of the future European Union the unity of current nation states should not be considered inviolate. Europe's regions should be able to exercise self-determination. The regions must be given real economic and political power, thus enabling them to deal directly and more efficiently with their own problems. The decision-making process at a regional level must be democratic and based on regional institutions.

The common interests of peoples divided by present national borders may lead them to create new political entities. This process may only be conducted democratically; any such changes must be based on the consent of those affected. Transregional cooperation (e.g. the Nordic Council and the Alpe-Adria Community) should be developed into an important factor in Europe. The transregional level will be the essential link between the lower and upper levels in a federal society in Europe and in the world.
 

2. At the European level

The countries of Europe share a common cultural, economic and political background. They have been characterised through centuries by similar development patterns. A federal Europe would be open to all European countries which are prepared to adopt federalist principles. This would be the best way to safeguard the interests of all Europeans.

The national dimension has become completely insufficient to assure economic growth, environmental protection, social justice, democratic decision-making and sustainable development. The creation of a European Federation would lead to a more effective way of dealing with such issues. These can only be solved by a supranational body which in the long term will prevail over the short term national self interest.

Internal discrepancies in economic development could effectively be reduced through binding coordination by a European government. Balanced economic development will strengthen Europe as a whole.

Among the already existing European institutions, the EU should be considered as the nucleus of a European Federation. A more federal structure for the EU is needed fully to achieve economic prosperity, social justice and environmental protection.

The present political structure of the EU does not permit true European interests to be pursued. The EU should not be governed by the representatives of the members states' governments. The Heads of State and governments, their ministers and their unelected civil servants currently hold the power to block or to modify every decision. They represent their national interests and therefore usually ignore a true European standpoint. The development of European politics should be the result of a democratic process where real European needs are taken into account. The European Parliament is regarded as the potential federator of Europe. It must have the power to take on its constitutional functions and to plan a constitution of the European Union. The European Parliament will not be given such a power if it does not have the support of a large part of the public, and especially young people. The Council of Europe plays a role in the process of all-European integration promoting all-European cooperation and protecting human rights in a growing number of European states. Peace is the fundamental value of the federalist movement. JEF's main goal in this field is thus to reach a cooperative all-European system of mutual security. The development of the OSCE into a supranational structure together with the progressive enlargement of the European Union will provide the appropriate framework to pursue the above-mentioned goal.



 

3. At the world level

A European Federation should not be a terminal point in our efforts to obtain a better world. Instead, a European Federation ought to be seen as a starting point towards a World united by federalist principles as the best guarantee of world peace.

A World Federation is the ultimate goal of all federalists. The principle of solidarity should not be limited to Europe but should also be extended to global relations in order to overcome the great disparities between North and South. A strengthened structure for the United Nations organisation is the only way to increase its role in the world integration process. JEF therefore feels part of the world federalist movement.

 

Conclusion


The Young European Federalists know that their political heritage is autonomous and original and that therefore it is up to them not only to cultivate it but also to spread it. Their purpose is to meet the young people in Europe, for they hold the future in their hands. An ever increasing number of young people will have to be won for the federalist struggle in Europe, leading the way to international democracy and world peace.


source : JEF-Europe



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  • : Les Jeunes Européens-Rouen ont été créés le 25 mars 2003 par Stéphane-Emmanuel RAYNAUD de FITTE et constituent le groupe local en Haute-Normandie des Jeunes Européens-France, branche cadette du Mouvement Européen-France.
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